Cette formation géoréférencement présente les exigences de la norme NF S 70-003-3 et du référentiel de certification. Elle aide vos salariés à identifier les compétences attendues ainsi que les contrôles à mettre en place.
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Introduction au Géoréférencement des Réseaux et Contexte Réglementaire
Exigences de la Norme S70-003
Exigences du Référentiel de Certification en Géoréférencement
Étude de Cas
Questions et Réponses / Discussion
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Accueillir et intégrer les personnes en situation de handicap est tout à fait envisageable sous réserve d’un délai de prévenance, pour étudier et réunir les ressources humaines et techniques les mieux adaptées aux spécificités de votre handicap.
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Le géoréférencement consiste à associer un ouvrage et les informations qui s’y rapportent à une position précise dans l’espace.
Cette position est définie par trois coordonnées :
Dans le secteur des travaux publics, le géoréférencement permet notamment de représenter avec précision le tracé d’une canalisation, d’un câble électrique ou d’un réseau de gaz.
Le géoréférencement constitue la base de toute information géographique fiable. Un système de coordonnées commun permet de comparer et de croiser les données provenant de plusieurs relevés, entreprises ou appareils de mesure.
Sans référentiel partagé, les plans risquent d’être décalés ou de ne pas se superposer correctement. Comme les pièces d’un même puzzle, tous les relevés doivent utiliser les mêmes repères pour s’assembler correctement.
Sur un chantier qui s’étend sur plusieurs kilomètres, différentes équipes peuvent relever successivement plusieurs tronçons. Le géoréférencement en X, Y et Z permet de regrouper l’ensemble de leurs mesures dans un fichier unique.
Le responsable de projet dispose ainsi d’une vue d’ensemble cohérente de l’ouvrage. Il peut plus facilement mettre les plans à jour et transmettre des informations fiables aux exploitants.
La qualité du géoréférencement conditionne directement la fiabilité des données utilisées pour préparer et sécuriser les travaux.
Le géoréférencement joue un rôle essentiel dans les travaux publics, car il améliore :
Le géoréférencement transforme un simple marquage au sol en une donnée technique durable, contrôlable et réutilisable pour les travaux actuels et futurs.
| Moment de l’intervention | Conséquence opérationnelle |
| Avant les travaux | Les plans transmis dans le cadre des DT et des DICT indiquent le tracé, la classe de précision et les caractéristiques connues. Les équipes peuvent ainsi repérer les zones d’incertitude avant de creuser. |
| Pendant les travaux | Les équipes disposent d’informations plus fiables sur le tracé afin de choisir la méthode de terrassement appropriée. Elles relèvent et documentent toute découverte ou différence entre le plan et la réalité. |
| Avant le remblaiement | Les techniciens relèvent directement le réseau neuf ou modifié tant qu’il reste visible. Cette intervention améliore considérablement la fiabilité du plan de récolement. |
| Après les travaux | L’entreprise transmet le relevé à l’exploitant, qui peut actualiser sa cartographie et sécuriser les interventions futures. |
| Lors des opérations de maintenance | Une position fiable permet de cibler plus précisément une réparation et de limiter les recherches ainsi que les ouvertures inutiles. |
En pratique, le géoréférencement réduit les risques de perforation de canalisations, d’électrocution, de fuite de gaz, d’interruption de service et de dommages matériels.
Ces bénéfices opérationnels répondent directement aux objectifs de prévention de la norme NF S 70-003.
Le géoréférencement mobilise plusieurs équipements complémentaires, depuis la localisation du réseau jusqu’à la production du plan final.
Chaque instrument répond à un besoin précis : mesurer une position, déterminer une altitude, reporter un point ou localiser un réseau invisible.
| Équipement | Utilisation |
| Récepteur GNSS topographique, notamment en mode RTK | Il mesure directement les coordonnées grâce aux satellites et à des données de correction de précision. |
| Tachéomètre ou station totale | Il détermine les coordonnées à partir de mesures d’angles et de distances. |
| Décamètre ou ruban gradué | Il permet de mesurer les distances à partir de repères connus. |
| Repères géoréférencés | Ces points fixes connus servent de base aux mesures : bornes, points de canevas, angles de murs, regards, bouches à clé, etc. |
| Matériel de détection | Il permet de localiser le réseau lorsqu’il n’est pas visible. Le technicien relève ensuite le tracé détecté à l’aide du matériel topographique. |
Le technicien choisit la méthode en fonction de la configuration du terrain, du matériel disponible et de la précision demandée.
La précision finale dépend toutefois de l’ensemble de la chaîne de mesure :
Le géoréférencement s’inscrit dans le cadre de la réglementation anti-endommagement des réseaux, structurée autour du Code de l’environnement et de l’arrêté du 15 février 2012 modifié.
Lorsqu’un exploitant joint un plan à sa réponse à une DT ou à une DICT, ce document doit être lisible, coté et adapté à la classe de précision des différents tronçons.
Le plan mentionne notamment :
Sauf exception prévue par les textes, le plan comporte également les coordonnées géoréférencées d’au moins trois points de l’ouvrage espacés de 50 mètres. Lorsque l’ouvrage mesure moins de 50 mètres, il indique les trois points les plus éloignés les uns des autres.
Le calendrier réglementaire étend progressivement ces exigences :
Le recours au fond de plan PCRS permet également de transmettre aux déclarants des données homogènes et compréhensibles.
L’enjeu consiste à fournir aux équipes un plan réellement utilisable pour préparer leurs travaux.
La norme NF S 70-003-3 encadre la préparation, la réalisation et la restitution des opérations de géoréférencement.
Elle demande aux professionnels de rattacher les ouvrages à un système national de coordonnées et de relever leur position en X, Y et Z.
Pour un réseau enterré, le technicien mesure la génératrice supérieure, c’est-à-dire le point le plus haut de la paroi extérieure du réseau.
La densité des points relevés doit permettre de localiser l’ensemble du tronçon en classe A. L’incertitude maximale de localisation est alors de :
Sur le terrain, le technicien relève notamment :
Deux points précis situés de part et d’autre d’un coude non relevé ne suffisent pas à représenter correctement le réseau.
Les professionnels peuvent utiliser une station totale, un récepteur GNSS ou des techniques de mesure relative. La chaîne de mesure doit toutefois être maîtrisée dans son ensemble afin de limiter le cumul des erreurs.
Chaque relevé doit être traçable et comporter les informations suivantes :
Pour un ouvrage neuf ou modifié, le plan de récolement indique également :
Cette rigueur facilite la mise à jour de la cartographie de l’exploitant et limite les écarts entre le plan et la réalité du chantier.
La réglementation encadre la prestation réalisée par l’entreprise, et non la seule formation d’un technicien.
Dans les situations soumises à cette obligation, l’entreprise confie les opérations de géoréférencement ou de détection indirecte en fouille fermée à un prestataire certifié par un organisme certificateur accrédité.
Pour les seules prestations de géoréférencement, une entreprise inscrite à l’Ordre des géomètres-experts peut également répondre à cette obligation. Elle doit alors respecter les conditions réglementaires relatives aux compétences, aux règles de l’art et à l’assurance professionnelle.
La certification peut porter sur :
Un organisme certificateur délivre la certification à l’issue d’un audit portant sur :
La durée de la certification ne peut pas dépasser six ans et l’organisme certificateur en assure la surveillance.
L’entreprise peut organiser les relevés en plusieurs étapes. Cette organisation doit néanmoins faire intervenir au moins un prestataire répondant aux exigences de certification.
Lorsque la localisation repose sur une détection réalisée sans ouverture de fouille, l’intervenant chargé de cette détection doit lui-même disposer de la certification correspondante.
Une formation au géoréférencement permet à vos équipes de comprendre les exigences applicables, de fiabiliser leurs méthodes et de préparer des livrables conformes.
Elle ne remplace toutefois ni l’audit ni la certification réglementaire de l’entreprise.
Cette distinction vous aide à sécuriser vos projets et vous évite de présenter une simple attestation de formation comme une autorisation à exercer une activité soumise à certification.
Former vos salariés au géoréférencement permet de fiabiliser les mesures, d’améliorer la qualité des livrables et de limiter les erreurs entre le terrain et le bureau d’études.
En tant qu’entreprise chargée des travaux, vous devez vous assurer que les collaborateurs responsables des relevés possèdent les compétences prévues par le référentiel de certification.
Cette responsabilité couvre :
Sur le terrain, vos techniciens peuvent acquérir ou renforcer les principales compétences nécessaires au géoréférencement :
L’objectif ne consiste pas uniquement à maîtriser un appareil. Vos techniciens doivent également savoir choisir la méthode adaptée à la prestation et aux contraintes du chantier.
Une rue étroite entourée de bâtiments ne présente pas les mêmes contraintes qu’une zone dégagée. La configuration du site, la visibilité des satellites, la nature du réseau et la précision attendue influencent directement le choix du matériel.
Pour vos techniciens de bureau d’études, la montée en compétences porte principalement sur l’exploitation des mesures. Ils apprennent à :
Un point correctement mesuré sur le terrain perd toute sa valeur s’il est mal intégré ou représenté sur le plan.
La formation crée une véritable continuité entre le chantier et le bureau d’études. Vos techniciens comprennent mieux les informations qu’ils collectent et détectent plus facilement les incohérences.
Vos salariés communiquent également plus efficacement avec les responsables de projet, les exploitants et les entreprises de travaux. Ils gagnent ainsi en autonomie et participent activement à la conformité de vos prestations.
Selon leur niveau initial et leurs missions, ils peuvent également avoir besoin d’une formation technique complémentaire consacrée à l’utilisation des appareils.
Un géoréférencement fiable sécurise vos travaux, améliore la qualité de vos plans et contribue à protéger durablement les réseaux. Il repose autant sur la précision des équipements que sur les compétences des professionnels qui réalisent, contrôlent et exploitent les mesures.
Nous accompagnons les entreprises dans la compréhension des exigences applicables au géoréférencement des réseaux. Grâce à notre formation, vos salariés peuvent mieux maîtriser la norme NF S 70-003-3, le référentiel de certification et les bonnes pratiques indispensables à la production de livrables conformes.
Vous souhaitez renforcer les compétences de vos équipes, fiabiliser vos relevés et sécuriser vos chantiers ? Contactez-nous pour découvrir notre formation géoréférencement des réseaux et choisir une solution adaptée aux missions de vos collaborateurs.